Une fois n'est pas coutume, je viens de lire un article de Maman célib' très drôle qui m'a rappelé
celui-ci (copier/coller de mon ancien blog)
Quoi? Comment?, si je manque d'inspiration ? .... Heu oui... En même temps z'avez vu le temps qu'il fait dehors, j'ai d'autres choses à penser moi.... ;)
Ceci est une petite anecdote que j'ai vécu avec quelques amis, c'était en 1998.
Nous étions tous étudiants dans une Ecole d'Arts, et chaque année nous participions au Festival des Arts Graphiques de Chaumont... Cette manifestation qui
s'étirait principalement sur un week-end était surtout prétexte à faire la fête pendant deux jours...
haaaaaaaa le concert mythique des Wailers... tu t'en souviens Chris??? heu moi pas trop en fait, par contre je me souviens de bien d'autres choses...
Ainsi la fête battait son plein du vendredi soir au samedi très tard dans la nuit voir le dimanche très mais alors très très tôt... Et alors le lendemain c'était mort, mais alors très très mort... Faut dire qu'entre le temps de récupération nécessaire et les gueules de bois nous n'étions pas bien en forme...
En ce troisième jour de Festival, nous nous faisions bien chier nous baladions dans les rues de chaumont lorsque soudain tout à coup subitement la pluie se mit à tremper nos carcasses déjà bien ramollis par les excès de la veille...
Sans nous faire prier (certain se demande pourquoi le titre de ce post hein???) nous courâmes (oui j'aime bien utiliser le passé simple ça donne une dimension dramatique à la scène) (j'aime aussi écrire entre parenthèse mais ça, ça fait chier tout le monde) nous réfugier sous l'abri le plus proche pouvant contenir la demi douzaine d'individus que nous étions...
En l'occurence nous voici abrités sous la voûte d'une grande église, voir une petite cathédrale
Bien content que nous étions d'être au sec...
La pluie continuait tranquillement de dégouliner en remplissant abondamment les caniveaux, lorsque apparu, allant bon train, une femme bien protégée sous un grand parapluie... C'était une bonne soeur ou une nonne (appelez la comme vous voudrez) sortant probablement de l'édifice qui nous servait d'abri... En nous voyant celle-ci s'arrête et nous observe en souriant... Puis elles nous lance : "Z'êtes bien là les jeunes... Z'êtes à l'abri" et à peine sa phrase terminée, nous n'avions même pas eu le temps de répondre, tout juste si certain l'on apperçu tant la scène c'est jouée en quelques fractions de seconde... La pauvre bonne soeur ou nonne (appelez la comme vous voudrez) repars d'un pas assuré, sauf que sans savoir pourquoi son corps la trahi, son pied dérape et elle se vautre lamentablement dans le caniveau dégoulinant...
La scène fut si furtive qu'aucun de nous n'eût l'envie le temps d'intervenir pour aider cette pauvre femme que son créateur avait fait choir, juste pour tester notre capacité à ne pas se moquer du malheur des autres... En effet sur le moment personne n'a rit, tout juste un petit rictus nerveux, prémisce du fou rire qui se préparait... Je pense que dans 40 ans on en reparlera encore entre nous et que nous transmettrons cette histoire de père en fils pendant des générations...
A croire que ce jour là Dieu était d'humeur taquine...
Déjà, comme je suis une mauvaise fille, je rigole tout le temps des chutes (enfin, c'est surtout parce que j'ai passé une grande partie de ma vie à tomber et à faire rire les gens, donc, je me venge !)... mais là, vu le contexte... c'est excellent...
PS : J'ai eu peur, un instant avec ton passé simple... ouf !